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Mars 1986 est-il si différent de mars 2015 ?

 

1986 : un franc trop fort

En mars 1986, le franc suisse est décrit comme la bête noire de l'économie depuis 10ans, comme le relate le journal de la Ciny de l'époque. On y lit ensuite que la cause principale incriminée est la suspension, dès 1971, des accords de Bretton Woods. La fin de la convertibilité des monnaies en or provoque, selon les analystes de la Ciny, la cherté du franc suisse à cette époque.

Il est aussi relevé – toujours en 1986 – qu'un phénomène additionnel s'y ajoute: la baisse du prix du pétrole provoque une baisse du volume d'affaires dans les pays exportateurs de pétrole. Ces derniers souffrent en effet d'une baisse de leurs revenus.

Corollaire à cette situation, l'industrie horlogère japonaise – qui est aussi victime de la force du Yen – a annoncé de pas vouloir augmenter ses prix. Ceci met la pression sur l'industrie horlogère helvétique en 1986 et rend dangereux toute adaptation des prix liés à la cherté du franc suisse de l'époque.

 

Rebelote en 2015 !

Qu'est-ce qui est différent en mars 2015 par rapport à mars 1986 ?

Le pétrole est également en baisse et nous avons la même configuration avec un franc fort qui renchérit les produits suisses exportés.

Ceci provoque un risque de désindustrialisation, car la tentation est grande d'acquérir les biens nécessaires hors de la zone franc suisse pour en diminuer les coûts.

La différence notoire vient plutôt de l'origine de cette situation. En 1986, c'est la fin de la convertibilité en or des monnaies qui est mise en cause. En 2015, nous sommes dans un régime financier appelé « assouplissement quantitatif » et qui a pour conséquence directe de renforcer les monnaies qui n'y ont pas recours. Et c'est exactement ce dont le franc suisse est victime depuis 2008, lorsque les banques centrales américaine, japonaise, anglaise et européenne ont commencé à mettre en place de telles actions d'assouplissement quantitatif.

 

La vraie solution, sans diminuer les salaires

On voit, à partir de ces deux contextes financiers de 1986 puis actuellement en 2015, que la situation économique liée au franc suisse est fortement dépendante des politiques monétaires des grandes entités économiques. Aussi, une baisse des salaires en Suisse ne solutionnera pas ce déséquilibre monétaire mondial.

En conclusion, la meilleure des réactions est de maintenir notre économie nationale compétitive au travers de la formation, du maintien et du développement du savoir-faire, de l'innovation, et de prendre des mesures de protection par rapport à certaines importations.

Ceci tout en mettant en valeur notre patrimoine, un des piliers de base du tourisme.

 

David Eray
député PCSI
2340 Le Noirmont

 Appel du Comité jurassien du PCSI

 

Damien CHAPPUIS

 Après la surprise du départ du titulaire, se mettre à disposition, de son parti tout d’abord, puis de toute la population de Delémont a été un choix rapide et déterminé de Damien Chappuis. 

Le Comité-JU est heureux et fier de soutenir la candidature de ce militant, conseiller communal depuis 7 ans, député depuis 9 ans, et vous transmet le dépliant lié à la candidature pour la MAIRIE DE DELEMONT. 

 

Il vous invite, delémontaines et delémontains, à voter en masse pour Damien. 

Et vous, toutes celles et tous ceux qui habitez ailleurs, faites de la propagande auprès de vos familles, amis, collègues et connaissances qui habitent la capitale pour que le bulletin de la liste n° 1 soit choisi avec enthousiasme et confiance. 

Le Comité-JU

 

Files:
Dépliant électoral - Damien Chappuis

Dépliant électoral de Damien Chappuis

Date 02-03-2015 Filesize 566.9 KB Download 979

 

PCSI Jura : un non et un oui le 8 mars prochain

Réunis à Bassecourt, les membres du PCSI du Jura préconisent le rejet de l’initiative des VL instaurant une taxe sur l’énergie pour alléger la TVA

En revanche, ils proposent de soutenir l’initiative « Pour la famille et pour le couple », une démarche qui doit renforcer le soutien institutionnel à la famille, bien que ce soutien aurait pu être mieux ciblé pour les familles aux conditions financières les moins aisées.

S’agissant des élections cantonales, les membres du PCSI ont accueilli avec enthousiasme la « candidature à la candidature au gouvernement » du député franc-montagnard David Eray.

A noter que les chrétiens-sociaux désigneront fin mars de manière officielle leur candidat qui doit leur assurer leur retour logique au gouvernement jurassien.

Comm.

Information

 

Prochaine assemblée du PCSI-JURA : attention nouvelle date et nouveau lieu !

Le vendredi 27 mars 2015 à 20h00 (et non le 26 mars comme annoncé précédemment) au Restaurant des Rangiers se déroulera une importante assemblée cantonale : un des points principaux à l'ordre du jour sera la désignation du (de la) candidat(e) au Gouvernement jurassien (élections du 18 octobre 2015). Réservez cette date et soyez nombreuses et nombreux !

Augmentation des allocations de naissances et d’adoptions

 

En septembre dernier, nous avons déposé une motion au Parlement jurassien pour adapter les allocations de naissances et d’adoptions à celles en vigueur dans les cantons romands. Dans le Jura,  pour chaque naissance ou adoption, les parents reçoivent actuellement Fr. 850.-La motion, que le Gouvernement propose au Parlement d’accepter le 28 janvier prochain, suggère de les augmenter à Fr. 1'500.-  Dans le canton de Neuchâtel elles sont de Fr. 1'200.-, contre Fr. 1'500.- dans les cantons de Vaud et de Fribourg. Elles atteignent même Fr. 2'000.- à Genève et au Valais, mais le système de calcul est différent. En 2013, par exemple, le nombre de naissances et d’adoptions s’est élevé, dans le Jura,  à 612, ce qui engendrera une majoration des coûts de Fr. 397'800.-, qui seront pris en charge par les caisses d’allocations familiales habilitées à exercer leur activité sur le territoire jurassien.

En nous penchant sur les allocations de naissances et d’adoptions, nous avons relevé quelques chiffres qui méritent une attention particulière, d’une part le nombre des adoptions, d’autre part le problème de la natalité.

S’agissant des adoptions, elles ont reculé, en Suisse,  de 1600 en 1980 à 425 en 2013. Dans le Jura, il y en a eu… 3! Selon les chiffres fournis par M. Denis Cuttat, Service de l’action sociale, il y a eu en moyenne 3.6 adoptions au cours des 10 dernières années. Le recul s’explique en bonne partie, selon le journal Der Sonntag, par les progrès réalisés par la médecine de la reproduction. Auparavant, les couples avec des problèmes de fertilité adoptaient plus souvent un enfant. En Suisse, à l’heure actuelle, le journal précise qu’environ 3'000 enfants viennent au monde grâce à la fécondation in vitro. Autre explication politique, la Convention de La Haye stipule notamment qu’il faut tenir compte en premier lieu de parents d’origine  avant d’envisager une adoption à l’étranger. Actuellement,  le temps d’attente pour adopter un enfant, estimé à 5 ans, dissuade nombre de couples.

Donnée de base de la démographie, la natalité constitue un sujet tabou dans notre société. Pourtant elle donne un aperçu de ce que sera la société dans les prochaines décennies. Pour illustrer la problématique en Suisse et dans le Jura, nous citerons quelques chiffres tirés du site de l’OFS. Sachons que  le taux de natalité (nombre total de naissances / nombre total d’habitants) dans le Jura se situe parmi les plus faibles (9.5%0) alors que la moyenne est de 10.2%0). Par contre le canton du Jura se distingue par un taux conjoncturel de fécondité  parmi les plus élevés de Suisse ; il s’agit du nombre de naissance par femme en âge fécond. Ce taux se monte à 1.67.

Qu’est-ce qui explique cette différente surprenante ? Les Jurassiennes ont en moyenne plus d’enfants qu’ailleurs en Suisse, mais les femmes en âge reproductif (qui connaissent donc une fécondité plus élevée) sont moins nombreuses, relativement à la population totale du canton. Selon le démographe Mathias Lerch, de l’Université de Genève, deux raisons expliquent ce phénomène. Premièrement le canton du Jura, comparé aux autres cantons, connaît une émigration plus importante de jeunes adultes, parents potentiels. Deuxièmement, l’immigration internationale est plus faible qu’ailleurs en Suisse. La combinaison de ces deux phénomènes implique un manque de jeunes parents potentiels, ce qui explique le faible taux de natalité.  

Où va le Jura avec un tel régime de fécondité ? La problématique n’est pas spécifiquement jurassienne ni suisse, mais bien européenne. Malgré le vieillissement inéluctable de la population continentale, les politiques familiales éprouvent mille problèmes à se faire une place dans les budgets nationaux. Tout le monde en est conscient, mais les actions concrètes ont de la peine à convaincre. 

Finalement ce ne sont pas les Fr. 650.- en plus à la naissance ou à l’adoption qui inciteront les parents à concevoir plus d’enfants, mais il s’agit modestement  d’un signe d’encouragement… qui nous rappelle que le vieillissement de la population est inquiétant !

 

Jean-Daniel Tschan

Député suppléant PCSI

Le Noirmont

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