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JOURNAL DU PCSI - décembre 2014

Le PCSI-Jura a envoyé à ses membres, sympathisants et amis, le "JOURNAL DU PCSI - décembre 2014"

Ce Journal contient une 1/2 douzaine de textes rédigés par des membres du Comité-JU et par les 4 députés suppléants qui relèvent des sujets qui les intéressent tout particulièrement.

En cliquant sur le lien ci-dessous, vous avez accès à cette édition : nous vous en souhaitons une bonne lecture.

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Journal du PCSI - Décembre 2014

Edition - décembre 2014

Date 22-01-2015 Filesize 357.54 KB Download 674

Récapitulatif du mois de décembre

 

Voici un bref récapitulatif des informations apparues sur le site durant le mois de décembre.

 

Actualités

4 décembre 2014, par PCSI-JURA
Mesure 125 (effet neutre sur les communes)

9 décembre 2014, par Géraldine Beuchat
Débat sur OPTI-MA, Parlement jurassien, 3.12.2014

9 décembre 2014, par Géraldine Beuchat
Entrée en matière sur les mesures d'économie OPTI-MA

11 décembre 2014, par PCSI-JURA
Communiqué de presse

 

Interventions

Questions écrites

3 décembre 2014, par Bernard Tonnerre
Question écrite 2694 - L'intégration de l'ensemble de la psychiatrie à l'Hôpital du Jura suscite des interrogations

17 décembre 2014, par Frédéric Lovis
Question écrite 2699 - Culture et tourisme : trois projets, trois investissements pour le futur, quelles priorités ?

 

Questions orales

3 décembre 2014, par David Eray
Question orale - Effets des frontaliers sur la LAMAL

3 décembre 2014, par Gérald Membrez
Question orale - La pêche en 2015

 

Interpellations

3 décembre 2014, par Géraldine Beuchat
Interpellation 832 - Effet neutre d'OPTI-MA sur les communes : quel avancement des travaux relatifs à la répartition des charges et des taches entre le canton et les communes ?

 

Résolutions

17 décembre 2014, par Frédéric Lovis
Résolution 161 - Avenir de la ligne ferroviaire Moutier-Soleure

 

Conseils communaux et conseils de ville

9 décembre 2014, par Jean-Luc Portmann
Conseil général de Haute-Sorne - Des messages précis amènent de bonnes décisions

COMMUNIQUE DE PRESSE

Le Parti chrétien-social indépendant du Jura voit, au travers du jugement relatif à la fraude électorale à Porrentruy, que son honneur et celui de ses membres a été blanchi, malgré une campagne de dénigrement de longue haleine.

La procureure a rappelé que « ni les candidats, ni les partis, ni les représentants de ceux-ci ne sont renvoyés devant la justice ». 

Dès lors, l’honneur du PCSI et de citoyens de Porrentruy faussement soupçonnés doit être clairement rétabli.

Après deux ans de procédure pénale, il faut constater que le jugement retient une fraude portant sur 8 bulletins au second tour, soit moins que l’écart de 29 voix en faveur de Thomas Schaffter, lequel a vu son élection annulée.

La question de la révision du jugement de la Cour constitutionnelle se pose avec évidence.

 

PCSI-Jura

Porrentruy, le 10 décembre 2014.

Entrée en matière sur les mesures d’économie OPTI-MA

présentée par Géraldine Beuchat, présidente du PCSI-Jura et membre de la CGF et de la commission spéciale OPTI-MA

 

Quelques considérations du groupe PCSI en guise d’entrée en matière :

Tout d’abord notre parti a fait preuve de courage politique en s’asseyant autour de la Table Ronde. Il aurait été certainement plus aisé de faire une banale politique d’opposition en contredisant systématiquement toutes les mesures.

Mais au contraire, conscients de la nécessité d’agir sur les finances et acquis à la notion d’équilibre des comptes, nous nous sommes engagés dans ce processus difficiles.

Nous avons voulu tout d’abord faire face à nos responsabilités, mais il était important pour nous d’obtenir des garanties sur certains points qui nous touchent plus particulièrement.  

La possibilité de trouver un accord  - de donner une ligne directrice - était également primordiale pour donner des chances d’aboutir au processus. Trouver une base consensuelle de discussion était indispensable, tout comme de fixer un cap d’économie à garder en point de mire. Par contre, inimaginable pour nous de museler le débat.

 

Pourquoi est-il important d’agir ?

Nous avons connaissance de plusieurs dossiers (transport, imposition des sociétés III, péréquation, etc…) mainte fois relevés qui entrainent un manque à gagner important et qu’il faudra intégrer et surtout digérer.  

Cependant, ce que nous déplorons avec force, c’est que le manque de réactivité et d’anticipation sur certains dossiers (caisse de pensions, hôpital, etc…) coûtent très chers. Pour rattraper ces erreurs et ce manque de clairvoyance, il faudra – permettez-moi cette expression – pédaler beaucoup plus vite et encore plus fort !

Ensuite, nous ne sommes pas à l’abri de nouvelles déconvenues … Pas sûr du tout que nous pourrons compter sur le dividende de la BNS chaque année. Nous avons bien compris que l’idée à terme est de garder en réserve ce montant. Mais à la lecture du budget 2015 – incluant déjà un montant de CHF 11 mios d’économie dues au programme – nous constatons que nous devons tenir compte de la moitié du dividende pour que le frein à l’endettement ne soit pas actionné !! A méditer…

 

La ligne du PCSI :

Premièrement : maintenir un socle de prestations étatiques de qualité et utile à la population. Sans toutefois l’alourdir de manière démesurée.

Second point : pour que notre canton reste attractif, il est indispensable qu’il puisse continuer à investir - comme il l’a fait jusqu’à présent - d’une manière importante.

Raisons pour lesquelles nous adhérons au montant de CHF 35 mios qui doit être libéré pour permettre de poursuivre ces investissements. La question reste de savoir si cela est suffisant ? Pour nous, ce n’est qu’une première étape !

De plus, il ne faudra pas faire l’économie d’un débat sur notre manière d’investir. De quoi avons-nous réellement besoin ?! Quel retour sur investissement voulons-nous ? Les montants qui seront ainsi libérés de sont pas extensibles à l’infini. D’où toute l’importance de faire des choix d’investissement judicieux et aussi utiles pour les défis qui nous attentent tels que ceux lié par exemple aux énergies.

Si les prochaines années seront difficiles et sensibles, l’objectif à terme est de diminuer la pression fiscale, ce qui est malaisé, voire impossible, dans la configuration actuelle.

Important également pour nous de s’attaquer à la structure de l’état pour éradiquer ce déficit structurel devenu chronique. Il reste des pistes à explorer pour encore améliorer la situation… La Table ronde à fortement insisté sur ce point, là où le Gouvernement, il faut le dire, est beaucoup plus frileux.

 

La suite maintenant :

Notre parti va s’assurer – nous insistons sur ce point - que les institutions paraétatiques ne doivent plus passer à la caisse !

Elles auront largement contribué à l’effort collectif avec cette baisse de 5% de leurs subventions et la recapitalisation de la caisse de pension … Nous sommes arrivés à saturation !

Autre point d’une grande importance, le suivi de ce programme…

Le Gouvernement a informé qu’un contrôle interne sera mis en place. A ce stade, et bien que les services y soient associés, nous déplorons que le personnel quant à lui n’y soit pas. C’est important à nos yeux car la notion d’une diminution de 90 EPT doit se faire en partenariat pour qu’il soit accepté le mieux possible. De plus, le rôle de la CGF devra être renforcé ces prochaines années.

Le parlement devra aussi, à l’avenir, poser des priorités aux dépenses dans chaque secteur. Sur le montant à disposition mettons-nous suffisamment de moyen par exemple pour l’environnement ? Nous nous posons que peu la question de la répartition des dépenses. Elle est pourtant essentielle.

Si nous allons beaucoup agir sur la maîtrise des charges, la manière d’optimiser les entrées ne doit pas être négligée non plus. Cela prend malheureusement plus de temps, mais un gros travail doit continuer à se faire.

Nous interviendrons dans le débat qui suit sur d’autres point qui nous tiennent à cœur, pour les communes par exemple.

 

OPTI-MA : on ne peut pas dire que le programme d’assainissement des finances jurassiennes laisse insensible ! Rien de plus normal, il n’est généralement pas agréable de devoir diminuer son train de vie. C’est un exercice souvent difficile et qui a forcément des conséquences. On ne mesure pas encore l’effet domino des mesures préconisées – il y en aura forcément – mais avait-on d’autre choix que d’observer et d’appréhender la problématique des finances cantonales ?

Nous sommes conscients que nous demandons un ENORME effort à la grande majorité de la population jurassienne. Nous sommes convaincues qu’elle est prête à le faire, mais de notre côté nous devons nous engager à faire tout notre possible pour ne pas renouveler certaines erreurs du passé, en essayant d’anticiper au mieux les défis du futur et en trouvant encore d’autres solutions que celles déjà énoncées.

Vous l’avez compris le groupe PCSI acceptera l’entrée en matière des divers points que seront traités aujourd’hui. Il acceptera la grande majorité des mesures et défendra certaines minorités.

Avant de conclure,  nous nous adressons au Gouvernement pour lui dire :

** qu’il aurait dû, qu’il aurait pu proposer certaines de ces mesures il y a longtemps déjà. Malheureusement il a manqué de courage politique et finalement le processus accepté par la plupart des partis l’a sauvé d’un mauvais pas

** et qu’il est particulièrement inadmissible que notre exécutif ne fasse aucun effort en terme financier qui le touche directement. Le PCSI a demandé l’urgence - qui lui a été refusé - sur la motion qui va dans ce sens ! La véhémence avec laquelle le Gouvernement se défend, soutenu en cela par la majorité des partis, laisse plus que songeur ! Ces partis sont d’accord de demander des efforts au peuple – dans des domaines sociaux par exemple – mais ne demandent pas la réciproque à ceux qui ont aussi une part de responsabilité ! C’est avant tout une question d’honnêteté. Mais à chacun sa conscience !

Débat sur OPTI-MA, Parlement jurassien, 3.12.2014

 

Intervention de Géraldine Beuchat au sujet des mesures d’économie imposées à la participation jurassienne à l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF)

 

Au nom de la minorité de la commission, je vous propose de ne pas abroger l’arrêté relatif à l’adhésion de notre Parlement à l’Assemblée parlementaire de la Francophonie. Notre proposition est une modification de l’arrêté permettant de réaliser de substantielles économies et, chose fondamentale pour la minorité, de maintenir la présence du Parlement jurassien au sein de cette instance internationale.

D’aucuns diront avec raison que certaines mesures du projet OPTIMA seront beaucoup plus douloureuses, celle-ci n’ayant que peu de conséquences sur les citoyens ou sur les prestations de l’Etat. Par contre notre décision  touchera aux valeurs et à l’âme des Jurassiens et de notre institution parlementaire.

Nous n’avons nullement l’idée de contester la nécessité de faire des économies dans le cadre du fonctionnement de notre Section APF, la proposition que nous faisons en intègre, mais bien de sauvegarder cette fenêtre ouverte sur le monde qu’est notre participation à la Francophonie.

Je ne vais pas vous refaire ici l’historique de l’APF ou des liens du Jura avec cette institution, le président actuel de la Section le fera mieux que moi,  mais il convient de rappeler que si le Jura est devenu indépendant, s’il a obtenu son statut de Canton, c’est aussi grâce à l’appui de nombre de peuples amis francophones avec lesquels nous poursuivons nos liens d’amitié au sein de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie.

Grâce au Jura et à son activisme, la section suisse s’est mobilisée davantage au sein de la Francophonie, d’autres sections cantonales nous ont rejoint, ce qui a permis une belle présence de la Suisse par son Etat fédéral, mais aussi et surtout par ses régions et cantons au sein de la Francophonie. Nous y avons une image de sérieux, de pragmatisme et nous contribuons à former des majorités évitant de faire de la Francophonie un simple instrument à l’usage de la politique étrangère de la République française. Nous en faisons un vrai lieu d’échange et de partage entre peuples qui avons en commun une belle langue, que nous devons défendre, mais aussi et surtout un idéal, celui de la démocratie et des Droits de l’Homme. N’oublions pas que l’APF, en plus d’avoir été désignée assemblée consultative du Sommet de la Francophonie, s’est vue aussi qualifiée de « vigie de la démocratie ». Ne nous coupons pas, nous députés, représentants du peuple jurassien, la possibilité d’être aussi actifs au sein de la Francophonie.

À l’heure où le Jura a la fierté et le plaisir d’avoir offert une horloge magnifique à nos cousins québécois, comment pourrions-nous alors simplement, la même année, rayer d’un trait nos amitiés francophones en retirant à la plus haute autorité cantonale, notre Parlement, la possibilité d’y être actif.

A l’heure où en Suisse même la langue française est mise à mal par certains de nos compatriotes suisses-allemands, quel signal leur donnerions-nous, par rapport à notre attachement à notre langue et à sa défense, d’abandonner ainsi l’Assemblée parlementaire de la Francophonie ;

A l’heure où les instances francophones prennent la direction du développement de la Francophonie économique, pourquoi nous priverions-nous d’y prendre part et d’y faire valoir nos arguments ;

Notre Section n’a sans doute pas toujours utilisé à bon escient les formidables opportunités que nous offre la Francophonie, certes n’a-t-elle pas suffisamment rendu compte de ce qui s’y faisait. Mais est-ce une raison aujourd’hui pour tout balayer ? Non ! Réformons, économisons, mais ne supprimons pas, c’est l’appel de la minorité !

Les modifications de l’arrêté que nous vous proposons vont dans ce sens, elles prouvent le souci d’économie et montrent la sincère remise en question qui a été faite :

-          Réduction de 21 à 13 membres de la Section, assurant un meilleur suivi et un meilleur rendu des dossiers ;

-          Réforme de l’organisation, avec un fonctionnement qui s’apparente désormais à celui d’une commission parlementaire, avec des rapporteurs désignés pour les différents organes ;

-          Suppression des indemnités journalières versées pour les séances tenues à l’étranger ;

-          Budget décidé annuellement par le Bureau du Parlement et adaptation des participations de la Section en fonction du budget.

La Francophonie peut apparaître à certains comme un grand machin inutile, mais ils se trompent. Etre membre actif de la Francophonie, c’est une ouverture sur le monde, c’est un lieu d’échange, c’est avant tout un état d’esprit qui correspond tout à fait à celui des Jurassiennes et des Jurassiens.

Oui, Mesdames et Messieurs, chers collègues, le Jura doit continuer à faire partie de la Francophonie institutionnelle, car là est sa famille.

Et on ne doit pas quitter sa famille sur un coup de tête ; c’est justement dans la difficulté que nous en avons le plus besoin !

Je vous remercie dès lors de soutenir la proposition de la minorité de la commission

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