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Service public, également dans les régions périphériques ?

 

Le projet de fermeture des bureaux de postes, dont celui de ma commune Boécourt, m’incite à réagir. Et ceci, encore plus particulièrement, après les débats qui ont eu lieu à la tribune du Parlement fin octobre.

Comme une lettre à la poste ?

C’est vrai, il est loin le temps où les villageois se rendaient « aux PTT » avec le fameux petit carnet jaune pour effectuer ses paiements. Il est loin le temps ou le facteur prenait le temps d’être à l’écoute des clients. Vivons avec notre temps : le temps où il suffit d’un clic sur son clavier pour recevoir les nouvelles des ses proches ou pour effectuer ses paiements. 

Conscient de cette évolution et de l’émergence des outils informatiques, il m’est plus pénible de constater que les entreprises fédérales comme La Poste ou les CFF réalisent des bénéfices toujours plus élevés sur le dos de la population tout en procédant au démantèlement du service public.  

Prenons l’exemple des transports publics ou chaque année, le prix des billets de train augmente davantage que le renchérissement, alors que la prestation diminue, comme le transport des vélos autrefois gratuit et devenu payant  actuellement, et devenant difficile sur les grandes lignes.

La poste devenue échoppe

 Pour le géant jaune, il en est de même et la prestation se perd à force de transformer en échoppes  les bureaux de poste, . Si dans certains cas je peux comprendre une certaine restructuration due à la rentabilité, le fait que cela soit appliqué de manière générale indépendamment de la situation géographie et économique d’une région  ne me laisse pas indifférente. Le géant jaune prend ses décisions de manière générale sans considérer la situation d’une région bien spécifique.

La configuration géographique de notre Canton n’avantage certes pas ces entreprises fédérales qui doivent desservir des lieux avec une faible population et, de plus, éloignés des grandes régions urbaines.. Cela ne donne pas le droit a ces entreprises de faire comme bon leur semble et de ne pas assurer, aux contribuables que nous sommes, des services et des prestations qui répondent à leur besoin de service public.

En 2011, un comité en faveur du maintien de la liaison ferroviaire directe entre le bassin lémanique et Bâle via Delémont s’était constitué. Ses initiateurs étaient les parlementaires fédéraux de la région jurassienne, les maires de certaines communes ainsi que le ministre de l’environnement et de l’équipement du Canton du Jura pour ne citer qu’eux. Ne faudrait-il pas en faire de même en ce qui concerne la fermeture de bureaux de poste dans notre région ?

On doit s’inquiéter de cette situation du service public et les syndicats l’ont bien compris. Ce fût le cas cette semaine par Syndicom et son porte parole Loïc Dobler qui est intervenu dans différents lieux et a interpellé le Gouvernement jurassien au sujet des fermetures des offices de poste. La sonnette d’alarme actionner par le député socialiste n’a pas eu l’air de fonctionner et la porte a été ouverte timidement, très timidement par le Ministre.

On a pu  lire dans la presse que les communes réagissent sous la pression de la population et des syndicats. Le Gouvernement ne devait-il pas en faire de même et réagir sous la pression des communes et des élus du peuple ? En tous les cas, il est indispensable et souhaitable que la rencontre annuelle prévue fin novembre entre les dirigeants de La Poste et le ministre de l’environnement et de ’équipement apporte des précisions sur l’avenir du développement du service public et aussi  sur les perspectives envisagées par cette grande entreprise fédérale . La Poste doit définir ses objectifs dans le sens de garantir un service public pour tous, des objectifs sur lesquels l’exécutif jurassien doit se positionner clairement dans le sens de l’intérêt de ses adfministrés.

 

Frédéric Lovis

Député PCSI

Boécourt

Francophonie et Cejare :  maintenir l’ouverture au monde et chez nous

 

Si je comprends le besoin d’économies à réaliser dans notre Etat, je suis plutôt déçu en constatant le manque d’ouverture choisi par la diminution puis l’abandon programmé de la présence jurassienne à l’Assemblée parlementaire de la francophonie ainsi que l’abandon du Cejare, centre jurassien d’archives et de recherches  industrielles.

 

L’éthique de l’APF

Ayant présidé pendant une législature  (2003 – 2006) la section jurassienne de l’APF, j’ai pu mesurer l’action positive de cette institution, à deux niveaux surtout.

D’abord, j’ai vécu ma présence à l’APF  dans un sens de formation à la fonction : les échanges intenses d’expériences parlementaires et institutionnelles entre députés francophones de tous horizons, mais aussi de Suisse, représentent  des occasions de remise en question et d’exercice à la tolérance de la différence. Nombre de députés qui m’ont accompagné en mission parlementaire ont souligné cet aspect de leur participation.

Ensuite, j’ai vivement apprécié l’éthique de l’APF qui ajoute à son action purement parlementaire un travail de solidarité avec les Etats francophones les plus démunis.  Les réalisations importantes entreprises dans l’aide à l’accès à l’eau potable en est l’un des beaux exemples que j’aie connus.

Enfin, je tiens à souligner l’excellente gestion de la présence jurassienne à l’APF conduite par les secrétaires du Parlement Jean-Claude Montavon et Jean-Baptiste Maître, qui ont toujours eu recours aux solutions les plus économiques en termes de voyage et d’hébergement des députés jurassiens (voyage en classe économique, hébergement simple, etc, …)

A mon sens, je pourrais concéder au fait que l’APF contribue un peu aux mesures d’économie en diminuant peut-être les nombre de délégués aux sessions ordinaires.

Davantage, non ! L’absence du Jura à l’Assemblée parlementaire de la francophonie constituerait une action de repli et un signe de fermeture au monde extérieur.

 

Ave Cejare

L’abandon de la contribution au Cejare prévu par notre exécutif  représente une petite économie mais une  grande méconnaissance  des besoins en termes d’histoire industrielle.

Le Centre jurassien d’archives et de recherches économiques (Cejare) rassemble les documents que leur confient les entreprises de l’ensemble du Jura, y compris celles de notre canton.  On comprend aisément qu’une PME ou une autre entreprise ne peut pas dans le contexte actuel de la turbulence des marchés, consacrer de l’énergie à la gestion d’archives. De plus,  le domaine de l’industrie et de l’artisanat est encore  le parent pauvre de la recherche historique, peut-être par le fait  que la documentation y est peu abondante. Grâce au Cejare, les chercheurs ont accès à des sources nouvelles, classées et opérationnelles, pour conduire à chef leurs travaux et les entrepreneurs peuvent garantir la sécurité de leur patrimoine historique écrit.

A l’heure où l’on consent à juste titre à de grands investissements pour acquérir une antenne universitaire dans le canton, il est bien étrange que l’on coupe les vivres à ceux qui prennent soin de garantir la qualité de l’outil nécessaire à tout chercheur… simplement parce que le Cejare est établi à Saint-Imier !

 

Aux députés de jouer

APF et Cejare, deux pôles intéressants d’ouverture de notre canton.  J’ose espérer que les députés mesureront l’importance de l’enjeu et maintiendront l’appui jurassien à ces deux institutions.

 

Maxime Jeanbourquin, ancien député PCSI, Saignelégier

Rééquilibrage des mesures d’assainissement compromises.


L’urgence était demandée pour le traitement de la motion « Equilibrage des mesures Optima ».


Cette motion demande au Gouvernement jurassien de participer à l’effort collectif en vue d’assainir les finances cantonales.


Avec le refus du bureau du Parlement de traiter la motion en urgence, le Plénum ne se prononcera pas avant le début des travaux de la commission spéciale ni avant les discussions sur le budget 2015.

C’est ainsi que les partis gouvernementaux évitent que les plus hauts salariés du canton participent aux mesures d’assainissement.


Malgré cela, le groupe PCSI va maintenir cette proposition au travers des travaux de la commission spéciale OPTI-MA


Nous restons convaincus qu’un effort de membres du Gouvernement – ce qui devrait couler de source - permettra une meilleure acceptation des mesures OPTI-MA. En particulier pour les couches sociales les plus modestes touchées par les mesures (prestations complémentaires AVS, soins et repas à domicile, etc.)

 

David ERAY
Député PCSI
2340 Le Noirmont

Récapitulatif du mois de septembre

 

Voici un bref récapitulatif des informations apparues sur le site durant le mois de septembre.

 

Actualités

3 septembre 2014, par PCSI-JURA
Faut-il être Suisse pour être conseiller communal ?

9 septembre 2014, par PCSI-JURA
Un effort malheureusement nécessaire

12 septembre 2014, par Jean-Paul Miserez
Repenser les niveaux A, B et C à l'école secondaire

12 septembre 2014, par Quentin Haas
Parlement des jeunes et fausses bonnes idées

12 septembre 2014, par PCSI-JURA
Oui clair et net pour l'éligibilité des étrangers et la caisse-maladie unique

18 septembre 2014, par PCSI-JURA
Associer le personnel de l'Etat : une garantie de succès

18 septembre 2014, par Claude Adrien Schaller
Caisse publique : de quoi parle-t-on ?

25 septembre 2014, par David Eray
Mesures Optima, qui a parlé d'équilibre ?

 

Interventions

Motions

10 septembre 2014, par Gabriel Friche
Motion 1101 - Handicap et constructions, tout un programme

10 septembre 2014, par Jean-Daniel Tschan
Motion 1102 - Augmentation des allocations de naissance et d'adoption

 

Questions écrites

5 septembre 2014, par Géraldine Beuchat
Question écrite 2675 - Justice, la bête noire des jurassiens ?

10 septembre 2014, par Frédéric Lovis
Question écrite 2676 - Ordonnance sur la protection de la nature

 

Questions orales

10 septembre 2014, par David Eray
Question orale - L'état de santé du Service de l'enseignement en question

 

Conseil communaux et conseils de ville

29 septembre 2014, par Daniel Joray
Conseil général de Haute-Sorne - Construction d'une centrale de production d'enrobé bitumeux à Glovelier

Mesures Optima, qui a parlé d’équilibre ?

Une table ronde a été mise en place dans le but d’assainir les finances cantonales.

Le travail a été fait sous le sceau de la confidentialité et les conclusions viennent d’être dévoilées publiquement.

Le communiqué issu des participants à la table ronde parle de mesures équilibrées.

En se penchant quelque peu sur les mesures proposées, il est à remarquer plusieurs points importants.

Il est indiqué que les mesures touchent tout le monde d’une manière équilibrée : les structures et les services de l’Etat, l’enseignement, les prestations sociales, le parlement, les aides aux associations, etc.

Une majorité des mesures proposées est de la compétence du gouvernement, ce qui peut laisser quelque peu interrogatif. En effet, comment devons-nous juger un gouvernement qui laisse les finances et la structure de l’Etat se détériorer pareillement et qui réagit finalement sous la contrainte d’une table ronde ?

D’ailleurs il est à relever que le gouvernement n’est pas du tout touché par une quelconque mesure d’assainissement. Salaires ministériels et prestations inchangées. Chapeau.

Pas satisfait par cet état de fait, le PCSI va déposer une motion qui exige que le gouvernement participe aussi à l’effort collectif. Et le traitement d’urgence sera demandé pour que les mesures prennent effet avec le budget 2015.

Ainsi les dures mesures proposées seront un peu plus équilibrées.

 

David Eray

Député PCSI

2340 Le Noirmont

 

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