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Francophonie et Cejare :  maintenir l’ouverture au monde et chez nous

 

Si je comprends le besoin d’économies à réaliser dans notre Etat, je suis plutôt déçu en constatant le manque d’ouverture choisi par la diminution puis l’abandon programmé de la présence jurassienne à l’Assemblée parlementaire de la francophonie ainsi que l’abandon du Cejare, centre jurassien d’archives et de recherches  industrielles.

 

L’éthique de l’APF

Ayant présidé pendant une législature  (2003 – 2006) la section jurassienne de l’APF, j’ai pu mesurer l’action positive de cette institution, à deux niveaux surtout.

D’abord, j’ai vécu ma présence à l’APF  dans un sens de formation à la fonction : les échanges intenses d’expériences parlementaires et institutionnelles entre députés francophones de tous horizons, mais aussi de Suisse, représentent  des occasions de remise en question et d’exercice à la tolérance de la différence. Nombre de députés qui m’ont accompagné en mission parlementaire ont souligné cet aspect de leur participation.

Ensuite, j’ai vivement apprécié l’éthique de l’APF qui ajoute à son action purement parlementaire un travail de solidarité avec les Etats francophones les plus démunis.  Les réalisations importantes entreprises dans l’aide à l’accès à l’eau potable en est l’un des beaux exemples que j’aie connus.

Enfin, je tiens à souligner l’excellente gestion de la présence jurassienne à l’APF conduite par les secrétaires du Parlement Jean-Claude Montavon et Jean-Baptiste Maître, qui ont toujours eu recours aux solutions les plus économiques en termes de voyage et d’hébergement des députés jurassiens (voyage en classe économique, hébergement simple, etc, …)

A mon sens, je pourrais concéder au fait que l’APF contribue un peu aux mesures d’économie en diminuant peut-être les nombre de délégués aux sessions ordinaires.

Davantage, non ! L’absence du Jura à l’Assemblée parlementaire de la francophonie constituerait une action de repli et un signe de fermeture au monde extérieur.

 

Ave Cejare

L’abandon de la contribution au Cejare prévu par notre exécutif  représente une petite économie mais une  grande méconnaissance  des besoins en termes d’histoire industrielle.

Le Centre jurassien d’archives et de recherches économiques (Cejare) rassemble les documents que leur confient les entreprises de l’ensemble du Jura, y compris celles de notre canton.  On comprend aisément qu’une PME ou une autre entreprise ne peut pas dans le contexte actuel de la turbulence des marchés, consacrer de l’énergie à la gestion d’archives. De plus,  le domaine de l’industrie et de l’artisanat est encore  le parent pauvre de la recherche historique, peut-être par le fait  que la documentation y est peu abondante. Grâce au Cejare, les chercheurs ont accès à des sources nouvelles, classées et opérationnelles, pour conduire à chef leurs travaux et les entrepreneurs peuvent garantir la sécurité de leur patrimoine historique écrit.

A l’heure où l’on consent à juste titre à de grands investissements pour acquérir une antenne universitaire dans le canton, il est bien étrange que l’on coupe les vivres à ceux qui prennent soin de garantir la qualité de l’outil nécessaire à tout chercheur… simplement parce que le Cejare est établi à Saint-Imier !

 

Aux députés de jouer

APF et Cejare, deux pôles intéressants d’ouverture de notre canton.  J’ose espérer que les députés mesureront l’importance de l’enjeu et maintiendront l’appui jurassien à ces deux institutions.

 

Maxime Jeanbourquin, ancien député PCSI, Saignelégier

Rééquilibrage des mesures d’assainissement compromises.


L’urgence était demandée pour le traitement de la motion « Equilibrage des mesures Optima ».


Cette motion demande au Gouvernement jurassien de participer à l’effort collectif en vue d’assainir les finances cantonales.


Avec le refus du bureau du Parlement de traiter la motion en urgence, le Plénum ne se prononcera pas avant le début des travaux de la commission spéciale ni avant les discussions sur le budget 2015.

C’est ainsi que les partis gouvernementaux évitent que les plus hauts salariés du canton participent aux mesures d’assainissement.


Malgré cela, le groupe PCSI va maintenir cette proposition au travers des travaux de la commission spéciale OPTI-MA


Nous restons convaincus qu’un effort de membres du Gouvernement – ce qui devrait couler de source - permettra une meilleure acceptation des mesures OPTI-MA. En particulier pour les couches sociales les plus modestes touchées par les mesures (prestations complémentaires AVS, soins et repas à domicile, etc.)

 

David ERAY
Député PCSI
2340 Le Noirmont

Récapitulatif du mois de septembre

 

Voici un bref récapitulatif des informations apparues sur le site durant le mois de septembre.

 

Actualités

3 septembre 2014, par PCSI-JURA
Faut-il être Suisse pour être conseiller communal ?

9 septembre 2014, par PCSI-JURA
Un effort malheureusement nécessaire

12 septembre 2014, par Jean-Paul Miserez
Repenser les niveaux A, B et C à l'école secondaire

12 septembre 2014, par Quentin Haas
Parlement des jeunes et fausses bonnes idées

12 septembre 2014, par PCSI-JURA
Oui clair et net pour l'éligibilité des étrangers et la caisse-maladie unique

18 septembre 2014, par PCSI-JURA
Associer le personnel de l'Etat : une garantie de succès

18 septembre 2014, par Claude Adrien Schaller
Caisse publique : de quoi parle-t-on ?

25 septembre 2014, par David Eray
Mesures Optima, qui a parlé d'équilibre ?

 

Interventions

Motions

10 septembre 2014, par Gabriel Friche
Motion 1101 - Handicap et constructions, tout un programme

10 septembre 2014, par Jean-Daniel Tschan
Motion 1102 - Augmentation des allocations de naissance et d'adoption

 

Questions écrites

5 septembre 2014, par Géraldine Beuchat
Question écrite 2675 - Justice, la bête noire des jurassiens ?

10 septembre 2014, par Frédéric Lovis
Question écrite 2676 - Ordonnance sur la protection de la nature

 

Questions orales

10 septembre 2014, par David Eray
Question orale - L'état de santé du Service de l'enseignement en question

 

Conseil communaux et conseils de ville

29 septembre 2014, par Daniel Joray
Conseil général de Haute-Sorne - Construction d'une centrale de production d'enrobé bitumeux à Glovelier

Mesures Optima, qui a parlé d’équilibre ?

Une table ronde a été mise en place dans le but d’assainir les finances cantonales.

Le travail a été fait sous le sceau de la confidentialité et les conclusions viennent d’être dévoilées publiquement.

Le communiqué issu des participants à la table ronde parle de mesures équilibrées.

En se penchant quelque peu sur les mesures proposées, il est à remarquer plusieurs points importants.

Il est indiqué que les mesures touchent tout le monde d’une manière équilibrée : les structures et les services de l’Etat, l’enseignement, les prestations sociales, le parlement, les aides aux associations, etc.

Une majorité des mesures proposées est de la compétence du gouvernement, ce qui peut laisser quelque peu interrogatif. En effet, comment devons-nous juger un gouvernement qui laisse les finances et la structure de l’Etat se détériorer pareillement et qui réagit finalement sous la contrainte d’une table ronde ?

D’ailleurs il est à relever que le gouvernement n’est pas du tout touché par une quelconque mesure d’assainissement. Salaires ministériels et prestations inchangées. Chapeau.

Pas satisfait par cet état de fait, le PCSI va déposer une motion qui exige que le gouvernement participe aussi à l’effort collectif. Et le traitement d’urgence sera demandé pour que les mesures prennent effet avec le budget 2015.

Ainsi les dures mesures proposées seront un peu plus équilibrées.

 

David Eray

Député PCSI

2340 Le Noirmont

 

Caisse publique : de quoi parle-t-on ?

« Courrier les lecteurs » publié par le Quotidien jurassien le 17.09.2014

La vraie question : peut-on continuer de laisser la gestion de l’assurance-maladie à plus de 60 directions générales, 60 conseils d’administration aux juteuses rémunérations… ? Les assurés peuvent-ils continuer à payer des primes, pour l’assurance certes mais aussi pour sponsoriser la TV : le Groupe Mutuel pour les sports, Concordia pour la météo… Avec les primes, Visana fait des spots TV, le Groupe Mutuel paie des croisières à son personnel tandis que des cantons paient des factures d’hôpitaux à la place de la CSS… Est-ce vraiment acceptable ?

Rappel : l’Office fédéral de la santé publique avoue qu’il n’obtient pas des Caisses les éléments lui permettant de comparer les primes et surtout de savoir si les augmentations sont justifiées. C’est un comble et c’est grave. Rappelons aussi le scandale EGK qui, contre l’esprit de la LAMal, a pu augmenter ses primes, parfois de plus de 50 %, en cours d’année. N’importe quoi. Au royaume de l’opacité des primes, le payeur est toujours perdant.

N’oublions pas qu’un comité de 400 médecins fait campagne pour le OUI. Laissons de côté ces quelques médecins qui, à grands renforts de photos couleur (qui paie ?) prônent le contraire. Les opposants mélangent sciemment les choses : on ne parle pas ici de choix de médecins, des coûts de la santé. Concurrence entre CM ? Mon œil ! S’il y avait 2 caisses AVS qui penserait en changer ?

Le vote du 28 septembre est-il un combat « gauche-droite » comme certains mauvais penseurs s’acharnent à le faire croire ? Tout faux : chacun, chaque cotisant, malade ou bien-portant est concerné ! Ici seule l’administration de la caisse-maladie est en jeu. En toute conscience et en toute confiance : l’avenir des assurés passe par un OUI.

 

Claude Adrien Schaller, secr.cantonal du PCSI, Saignelégier

 

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