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Mesures Optima, qui a parlé d’équilibre ?

Une table ronde a été mise en place dans le but d’assainir les finances cantonales.

Le travail a été fait sous le sceau de la confidentialité et les conclusions viennent d’être dévoilées publiquement.

Le communiqué issu des participants à la table ronde parle de mesures équilibrées.

En se penchant quelque peu sur les mesures proposées, il est à remarquer plusieurs points importants.

Il est indiqué que les mesures touchent tout le monde d’une manière équilibrée : les structures et les services de l’Etat, l’enseignement, les prestations sociales, le parlement, les aides aux associations, etc.

Une majorité des mesures proposées est de la compétence du gouvernement, ce qui peut laisser quelque peu interrogatif. En effet, comment devons-nous juger un gouvernement qui laisse les finances et la structure de l’Etat se détériorer pareillement et qui réagit finalement sous la contrainte d’une table ronde ?

D’ailleurs il est à relever que le gouvernement n’est pas du tout touché par une quelconque mesure d’assainissement. Salaires ministériels et prestations inchangées. Chapeau.

Pas satisfait par cet état de fait, le PCSI va déposer une motion qui exige que le gouvernement participe aussi à l’effort collectif. Et le traitement d’urgence sera demandé pour que les mesures prennent effet avec le budget 2015.

Ainsi les dures mesures proposées seront un peu plus équilibrées.

 

David Eray

Député PCSI

2340 Le Noirmont

 

Caisse publique : de quoi parle-t-on ?

« Courrier les lecteurs » publié par le Quotidien jurassien le 17.09.2014

La vraie question : peut-on continuer de laisser la gestion de l’assurance-maladie à plus de 60 directions générales, 60 conseils d’administration aux juteuses rémunérations… ? Les assurés peuvent-ils continuer à payer des primes, pour l’assurance certes mais aussi pour sponsoriser la TV : le Groupe Mutuel pour les sports, Concordia pour la météo… Avec les primes, Visana fait des spots TV, le Groupe Mutuel paie des croisières à son personnel tandis que des cantons paient des factures d’hôpitaux à la place de la CSS… Est-ce vraiment acceptable ?

Rappel : l’Office fédéral de la santé publique avoue qu’il n’obtient pas des Caisses les éléments lui permettant de comparer les primes et surtout de savoir si les augmentations sont justifiées. C’est un comble et c’est grave. Rappelons aussi le scandale EGK qui, contre l’esprit de la LAMal, a pu augmenter ses primes, parfois de plus de 50 %, en cours d’année. N’importe quoi. Au royaume de l’opacité des primes, le payeur est toujours perdant.

N’oublions pas qu’un comité de 400 médecins fait campagne pour le OUI. Laissons de côté ces quelques médecins qui, à grands renforts de photos couleur (qui paie ?) prônent le contraire. Les opposants mélangent sciemment les choses : on ne parle pas ici de choix de médecins, des coûts de la santé. Concurrence entre CM ? Mon œil ! S’il y avait 2 caisses AVS qui penserait en changer ?

Le vote du 28 septembre est-il un combat « gauche-droite » comme certains mauvais penseurs s’acharnent à le faire croire ? Tout faux : chacun, chaque cotisant, malade ou bien-portant est concerné ! Ici seule l’administration de la caisse-maladie est en jeu. En toute conscience et en toute confiance : l’avenir des assurés passe par un OUI.

 

Claude Adrien Schaller, secr.cantonal du PCSI, Saignelégier

 

Associer le personnel de l’Etat : une garantie de succès


Réunis mardi dernier afin d’analyser les 141 mesures d’économies proposées par l’Exécutif cantonal et la Table ronde, le Parti Chrétien-Social Indépendant du Jura (PCSI) s’étonne que le Gouvernement jurassien n’ait pas jugé utile d’associer l’Association du Personnel de la République et Canton du Jura (APJU) dans le comité de suivi des mesures retenues. En effet, à ce jour, le comité de suivi est composé du Ministre des finances et d’un représentant de chaque département. Cette proposition ne nous paraît pas suffisante pour garantir un dialogue constructif et transparent, indispensable à la réussite de l’opération et pourtant prôné par les autorités cantonales. De nombreuses propositions toucheront directement ou indirectement le personnel de l’Etat jurassien qui verra, à terme, ses effectifs réduire sensiblement.


Ces derniers mois, le Gouvernement jurassien a procédé à de nombreux engagements de personnel au sein de l’administration cantonale. Il nous paraît pour le moins inquiétant de poursuivre ces recrutements à un rythme effréné alors que des postes de travail se trouveront menacés par les mesures OPTIMA. Bien sûr, tous les employés dont la fonction se trouverait menacée ne peuvent être systématiquement replacés, mais la prudence devrait être de mise, de manière à éviter un maximum de licenciements, quitte à surseoir à de nouveaux engagements. La présence de l’APJU dans le comité de suivi permettrait de garantir une gestion respectueuse et cohérente du personnel de l’Etat dans un contexte déjà particulièrement difficile.


Le PCSI Jura rappelle qu’il accordera une vigilance toute particulière au suivi des mesures retenues par le Gouvernement jurassien et la Table ronde, sachant que plusieurs d’entre elles ont été prises à des conditions et avec des garanties clairement exprimées par l’Exécutif cantonal lors des débats.

PCSI Jura

PCSI Jura : OUI clair et net pour l’éligibilité des étrangers et à la caisse-maladie unique

 

Réunis à Saignelégier, les membres du PCSI Jura ont arrêté leur position pour les votations du 28 septembre, après avoir désigné le député Gérald Membrez au comité du parti.

Au plan cantonal, les chrétiens-sociaux recommandent de voter OUI à l’éligibilité des étrangers domiciliés depuis dix ans en Suisse et un an dans le canton du Jura. La présence possible de ces personnes dans les conseils communaux ou à la présidence d’assemblées communales constitue, selon le PCSI, un apport fructueux et, surtout, un facteur d’intégration évident.

An niveau fédéral, le PCSI recommande sans sourciller de voter OUI à la caisse unique dans le simple souci de l’égalité des possibilités pour les soins de base et dans le but de tordre le cou à une concurrence de façade entre les caisses qui se disputent l’acquisition d’assurés à moindres risques. L’acceptation de cet objet mettrait un terme au démarchage téléphonique agaçant opéré par la plupart des caisses actuelles.

Enfin, la majorité des membres du PCSI rejettent l’idée d’une modification de la TVA dans le domaine de la restauration.

 

PCSI Jura

 

 

Parlement des jeunes et fausses bonnes idées

 

Dans le cadre des objectifs d’économie de 35 millions engagés par l’Etat jurassien, de très nombreux domaines cantonaux ont notablement été touchés par les coupes. Ces réformes, douloureuses mais nécessaires, permettront notamment de soulager les finances du canton.

Certes, chacun des points du projet mérite à sa juste valeur d’être discuté et défendu, cela afin d’obtenir le consensus le plus large et par conséquent le plus solide pour permettre à la caisse cantonale de respirer.

Dans ce projet, il a été décidé d’abandonner la poursuite du projet parlement des jeunes. Dans les faits, cette jeune institution s’est vu reprocher son manque de suivi ainsi que d’engagement de la part de ses membres et des jeunes en général, allant jusqu’à parler d’une « fausse bonne idée » qu’il convenait de réformer.

Or je me permets de m’insurger contre de telles déclarations. Cette perdition constatée du parlement des jeunes est elle-vraiment causée par la jeunesse elle-même, ou alors n’est-elle qu’une conséquence d’autres maux plus profonds ?

Non, les jeunes ne manquent pas d’engagement et non, ce parlement n’est pas une fausse bonne idée. La raison essentielle du problème constaté aujourd’hui réside bien plus dans l’organisation du parlement que dans la nature de ses membres.

Depuis le début, l’opinion s’est occupée de broutilles et de détails croquants plutôt que de se concentrer sur l’essentiel, à savoir l’investissement politique de la jeunesse jurassienne. Il est aberrant de prétendre que le Parlement des jeunes n’a jamais rien produit, lorsque l’on sait que le projet jeunesse de loi « pour un salaire minimum des apprentis » , unique en Suisse et rédigé entièrement par les jeunes députés, repose sur le bureau du Gouvernement jurassien sans jamais avoir été ouvert ni présenté au parlement, et ce depuis bientôt 6 ans.

Oui, j’en conviens, une refonte du parlement des jeunes, notamment de ses finances, est nécessaire et vitale. En revanche, il est inacceptable de questionner l’ensemble du projet uniquement pour des raisons financières. Il est inacceptable d’exiger  une jeunesse engagée et volontaire, lorsque l’on sait que toute idée de leur part avec un potentiel réformateur et innovant est immédiatement enterrée. Il est enfin inacceptable que seuls des arguments financiers justifient la fermeture complète d’un établissement aspirant  l’expression politique de la jeunesse jurassienne, trop souvent accusée d’inexistante.

Il convient à présent de décider si nous voulons des jeunes jurassiens engagés, au risque de devoir parfois les écouter et respecter leur opinion, ou si comme jusqu’à maintenant nous préférons débloquer de l’argent pour une assemblée de jeunesse donnant bonne conscience, mais dont nous méprisons l’opinion. À la vue de ces faits, la défaillance actuelle du nombre de membre du Parlement des jeunes devient parfaitement évidente.

Pour ma part, je crois et défends l’idée que même sans argent, un Parlement jeunesse écouté de manière honnête, vaudra toujours plus qu’une assemblée sponsorisée sans reconnaissance aucune. Défendre l’existence d’un Parlement des jeunes, même aux finances réduites, revient à reconnaitre le rôle et l’opinion de la jeunesse dans notre société. Donner la parole aux jeunes plutôt que de l’argent, n’est-ce pas une mesure d’économie acceptable ?

 

Quentin Haas,

Ancien député du parlement de la jeunesse

Député suppléant PCSI

 

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