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Associer le personnel de l’Etat : une garantie de succès


Réunis mardi dernier afin d’analyser les 141 mesures d’économies proposées par l’Exécutif cantonal et la Table ronde, le Parti Chrétien-Social Indépendant du Jura (PCSI) s’étonne que le Gouvernement jurassien n’ait pas jugé utile d’associer l’Association du Personnel de la République et Canton du Jura (APJU) dans le comité de suivi des mesures retenues. En effet, à ce jour, le comité de suivi est composé du Ministre des finances et d’un représentant de chaque département. Cette proposition ne nous paraît pas suffisante pour garantir un dialogue constructif et transparent, indispensable à la réussite de l’opération et pourtant prôné par les autorités cantonales. De nombreuses propositions toucheront directement ou indirectement le personnel de l’Etat jurassien qui verra, à terme, ses effectifs réduire sensiblement.


Ces derniers mois, le Gouvernement jurassien a procédé à de nombreux engagements de personnel au sein de l’administration cantonale. Il nous paraît pour le moins inquiétant de poursuivre ces recrutements à un rythme effréné alors que des postes de travail se trouveront menacés par les mesures OPTIMA. Bien sûr, tous les employés dont la fonction se trouverait menacée ne peuvent être systématiquement replacés, mais la prudence devrait être de mise, de manière à éviter un maximum de licenciements, quitte à surseoir à de nouveaux engagements. La présence de l’APJU dans le comité de suivi permettrait de garantir une gestion respectueuse et cohérente du personnel de l’Etat dans un contexte déjà particulièrement difficile.


Le PCSI Jura rappelle qu’il accordera une vigilance toute particulière au suivi des mesures retenues par le Gouvernement jurassien et la Table ronde, sachant que plusieurs d’entre elles ont été prises à des conditions et avec des garanties clairement exprimées par l’Exécutif cantonal lors des débats.

PCSI Jura

PCSI Jura : OUI clair et net pour l’éligibilité des étrangers et à la caisse-maladie unique

 

Réunis à Saignelégier, les membres du PCSI Jura ont arrêté leur position pour les votations du 28 septembre, après avoir désigné le député Gérald Membrez au comité du parti.

Au plan cantonal, les chrétiens-sociaux recommandent de voter OUI à l’éligibilité des étrangers domiciliés depuis dix ans en Suisse et un an dans le canton du Jura. La présence possible de ces personnes dans les conseils communaux ou à la présidence d’assemblées communales constitue, selon le PCSI, un apport fructueux et, surtout, un facteur d’intégration évident.

An niveau fédéral, le PCSI recommande sans sourciller de voter OUI à la caisse unique dans le simple souci de l’égalité des possibilités pour les soins de base et dans le but de tordre le cou à une concurrence de façade entre les caisses qui se disputent l’acquisition d’assurés à moindres risques. L’acceptation de cet objet mettrait un terme au démarchage téléphonique agaçant opéré par la plupart des caisses actuelles.

Enfin, la majorité des membres du PCSI rejettent l’idée d’une modification de la TVA dans le domaine de la restauration.

 

PCSI Jura

 

 

Parlement des jeunes et fausses bonnes idées

 

Dans le cadre des objectifs d’économie de 35 millions engagés par l’Etat jurassien, de très nombreux domaines cantonaux ont notablement été touchés par les coupes. Ces réformes, douloureuses mais nécessaires, permettront notamment de soulager les finances du canton.

Certes, chacun des points du projet mérite à sa juste valeur d’être discuté et défendu, cela afin d’obtenir le consensus le plus large et par conséquent le plus solide pour permettre à la caisse cantonale de respirer.

Dans ce projet, il a été décidé d’abandonner la poursuite du projet parlement des jeunes. Dans les faits, cette jeune institution s’est vu reprocher son manque de suivi ainsi que d’engagement de la part de ses membres et des jeunes en général, allant jusqu’à parler d’une « fausse bonne idée » qu’il convenait de réformer.

Or je me permets de m’insurger contre de telles déclarations. Cette perdition constatée du parlement des jeunes est elle-vraiment causée par la jeunesse elle-même, ou alors n’est-elle qu’une conséquence d’autres maux plus profonds ?

Non, les jeunes ne manquent pas d’engagement et non, ce parlement n’est pas une fausse bonne idée. La raison essentielle du problème constaté aujourd’hui réside bien plus dans l’organisation du parlement que dans la nature de ses membres.

Depuis le début, l’opinion s’est occupée de broutilles et de détails croquants plutôt que de se concentrer sur l’essentiel, à savoir l’investissement politique de la jeunesse jurassienne. Il est aberrant de prétendre que le Parlement des jeunes n’a jamais rien produit, lorsque l’on sait que le projet jeunesse de loi « pour un salaire minimum des apprentis » , unique en Suisse et rédigé entièrement par les jeunes députés, repose sur le bureau du Gouvernement jurassien sans jamais avoir été ouvert ni présenté au parlement, et ce depuis bientôt 6 ans.

Oui, j’en conviens, une refonte du parlement des jeunes, notamment de ses finances, est nécessaire et vitale. En revanche, il est inacceptable de questionner l’ensemble du projet uniquement pour des raisons financières. Il est inacceptable d’exiger  une jeunesse engagée et volontaire, lorsque l’on sait que toute idée de leur part avec un potentiel réformateur et innovant est immédiatement enterrée. Il est enfin inacceptable que seuls des arguments financiers justifient la fermeture complète d’un établissement aspirant  l’expression politique de la jeunesse jurassienne, trop souvent accusée d’inexistante.

Il convient à présent de décider si nous voulons des jeunes jurassiens engagés, au risque de devoir parfois les écouter et respecter leur opinion, ou si comme jusqu’à maintenant nous préférons débloquer de l’argent pour une assemblée de jeunesse donnant bonne conscience, mais dont nous méprisons l’opinion. À la vue de ces faits, la défaillance actuelle du nombre de membre du Parlement des jeunes devient parfaitement évidente.

Pour ma part, je crois et défends l’idée que même sans argent, un Parlement jeunesse écouté de manière honnête, vaudra toujours plus qu’une assemblée sponsorisée sans reconnaissance aucune. Défendre l’existence d’un Parlement des jeunes, même aux finances réduites, revient à reconnaitre le rôle et l’opinion de la jeunesse dans notre société. Donner la parole aux jeunes plutôt que de l’argent, n’est-ce pas une mesure d’économie acceptable ?

 

Quentin Haas,

Ancien député du parlement de la jeunesse

Député suppléant PCSI

 

Repenser les niveaux A, B et C à l’école secondaire

 

En cette période de reprise scolaire, il paraît nécessaire de réfléchir sur l’enseignement, en particulier sur le choix fait à la fin du siècle dernier de créer des niveaux A, B et C dans les branches de base que sont le français, l’allemand et les mathématiques. L’approche ici n’est pas celle d’un spécialiste en pédagogie, mais celle d’un parent et d’un observateur de la vie quotidienne.

Disons-le d’emblée, le choix de créer des catégories était bonne et justifiée. Elle remplaçait et affinait le système binaire de l’école primaire et secondaire. C’est une réalité que personne ne peut contester : si le droit à l’éducation est universel et sans nuance, l’aptitude des élèves n’est pas la même pour toutes et tous. Certains élèves sont plus imaginatifs, d’autres plus studieux, certains sont manuels, d’autres intellectuels, certains ont des aptitudes artistiques, d’autres semblent avoir deux mains gauches. Au lieu de chercher à dispenser une formation uniforme et normalisée à toutes et tous, la création des niveaux A, B et C devrait être une reconnaissance et une prise en compte de ces différences.

A  B  C

Ce n’est malheureusement pas tout à fait le cas. En effet, au lieu de postuler que A est différent de B et que B est différent de C, on a appliqué l’équation que A est supérieur à B et que B est supérieur à C. Ainsi donc, au lieu de prendre en compte la différence, on introduit une gradation pour laquelle on applique une échelle unique, celle de l’aptitude intellectuelle. Il s’agit en somme de l’application de l’évaluation hâtive qui crée une hiérarchie de valeurs entre les formations, celle qui fait espérer aux parents que leur enfant ira à l’université.

Notons au passage que cette gradation entraîne des tensions sensibles dans les relations entre les enseignants et les parents qui attendent de l’école qu’elle garantisse à leurs enfants d’accéder aux plus hauts niveaux de la formation. Et elle entraîne aussi malheureusement une hiérarchisation au sein de l’école, sorte de ségrégation qui dévalue les élèves qui ne sont pas au niveau A.

La reconnaissance des différences devrait se baser sur des notions de complémentarité plutôt que sur une échelle unique et hiérarchique. La vie quotidienne exige en effet une telle complémentarité. Que serions-nous si ne nous pouvions nous adresser qu’à des universitaires ? Est-il vraiment démontré que seuls les universitaires sont heureux dans la vie ? Ne dit-on pas que, dans certains pays, les plombiers sont plus recherchés que les avocats ? Qui oserait affirmer que le plombier est plombier parce qu’il n’a pas pu faire d’études pour devenir avocat ? C’est fort regrettable que non seulement les directeurs de lycée, mais aussi les maître d’apprentissage, donnent la priorité aux élèves A.

 

Comment améliorer la situation ?

Il n’y a évidemment pas de solution simple et immédiate, cela se saurait ! Néanmoins, la réflexion doit tourner autour des notions de complémentarité et de prise en compte des aptitudes des élèves. Comment peut-on imaginer que l’enseignement en B ou en C ne soit pas tout simplement moins exigeant qu’en A, mais qu’il soit spécifiquement adapté aux catégories différentes. Comment peut-on prendre en compte « l’intelligence pratique », cette aptitude qui correspondrait plus particulièrement aux élèves classés en C et qui se destineraient à des activités artisanales, voire artistiques. Comment peut-on considérer les ateliers scolaires comme des éléments spécifiques à la filière C plutôt que comme des pis-aller pour celles et ceux qui ne peuvent pas suivre les cours A ou B.

La formation par la voie de l’apprentissage est une opportunité évidente pour celles et ceux qui ont une approche pratique plutôt qu’intellectuelle du savoir. Or, il y a actuellement problème dans ce domaine. Les maîtres d’apprentissage se plaignent du manque de connaissances de base des jeunes en mathématiques ou en français. Dans certaines branches, les taux d’échec à la fin de l’apprentissage dépassent  50%. Il y a peu de temps, on manquait d’offres pour des places d’apprentissage, depuis peu la tendance est inversée. Une réévaluation de la situation doit se faire entre l’école et le monde de l’apprentissage, tenant compte en particulier de la nécessité de préparer les niveaux B et surtout C vers des formations professionnelles concrètes et duales ou en écoles de métiers.

 

Jean-Paul Miserez,

ancien député PCSI

COMMUNIQUE DE PRESSE

Un effort malheureusement nécessaire


Le Parti Chrétien-Social Indépendant (PCSI) du Jura a pris connaissance des mesures d’économies proposées par la Table ronde et le Gouvernement jurassien.


L’effort demandé aux pouvoirs publics et aux citoyennes et citoyens de notre Canton est très important, mais est devenu malheureusement indispensable. Le PCSI a tenu à prendre part à ces réflexions au travers de ses deux représentants à la Table ronde, fidèle à son esprit de responsabilité et d’engagement en faveur de l’avenir du Jura.


Cependant, le PCSI regrette que le Gouvernement jurassien n’ait pas su prendre les mesures qui s’imposaient auparavant, ce qui aurait sans doute évité de prendre de telles décisions drastiques d’économies. En ce sens, le laxisme du Gouvernement jurassien à contenir les dépenses publiques en est la principale cause.


Il n’en demeure pas moins que la situation de l’Etat jurassien est préoccupante et que l’on ne saurait plonger la tête dans le sable. Ce processus est le seul moyen de garantir à l’Etat jurassien une capacité à investir pour les années à venir.


Le PCSI, comme il l’a toujours fait dans l’intérêt du Jura par le passé, s’est montré ouvert au dialogue et a consenti à un accord global malgré quelques propositions touchant les prestations, et notamment dans le domaine du social. Selon les informations obtenues, il ressort que les mesures d’économies imposées aux institutions sociales ne devraient pas conduire à une dégradation de la qualité des prestations offertes. Le PCSI veillera à ce que ces garanties se vérifient dans les faits.


Le PCSI est rassuré de voir que l’Etat jurassien montre néanmoins l’exemple en allégeant ses propres structures et son train de vie, pour éviter tout de même de couper de manière trop marquée dans les prestations offertes à la population.


Reste à s’assurer que ces mesures ne seront pas de simples effets d’annonce et qu’un suivi avec rapport régulier soit établi à l’attention de la population.


Le PCSI est aussi satisfait de voir que les réductions d’effectif au sein de la fonction publique se feront dans un dialogue constructif et ouvert avec les Syndicats de la fonction publique, de manière à éviter des situations particulièrement difficiles de certains agents publics.


Pour la suite des opérations, le PCSI est d’avis qu’il est de la compétence de la Commission de gestion et des finances de reprendre ces propositions en vue des décisions parlementaires. Dans un contexte où il est demandé à chacun de fournir des efforts, où le souci de simplification et d’allégement des structures est de mise, il serait pour le moins surprenant de créer une nouvelle commission pour traiter de ce dossier. Pourquoi ne pas utiliser les compétences et structures à disposition, reconnues par le Parlement jurassien ? Il en va de la crédibilité de la suite des opérations.


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